Rencontre avec Marc Buonomo, astronome : les élèves du projet STIM racontent

Bonjour,

Nous sommes les élèves de 4e du groupe STIM du collège Joseph Durand. Jeudi 8 octobre, nous avons eu la chance de rencontrer Marc Buonomo, astronome et enseignant. Nous lui avons posé de nombreuses questions auxquelles il a gentiment répondu, et nous avons appris énormément de choses ! Cette belle rencontre et cette intervention ont été rendues possibles grâce au soutien et au financement du Fonds Vittorio Luzzati (Université Grenoble Alpes).

Marc Buonomo étudie entre autres les mythes et les croyances des différents peuples du monde liés à l’astronomie : c’est ce qu’on appelle l’ethnoastronomie. Il voyage énormément à travers le monde, principalement pour observer des éclipses. Il nous a confié avoir ainsi parcouru 31 % de la planète.

Cet été, par exemple, il est allé en Islande pour observer une éclipse totale. Il a préféré s'y rendre plutôt qu'en Espagne car, en Espagne, le Soleil se couchait au moment même de l’éclipse, alors qu'en Islande l'observation se faisait de jour. Grâce à ses voyages, il a même appris de nouvelles langues, comme le grec. Il est aussi parti en Nouvelle-Calédonie pour assister au passage de Vénus devant le Soleil. Il nous a expliqué que le cycle de Vénus est très précis : 8 ans, puis 105 ans, puis 8 ans, puis 122 ans, et ainsi de suite. Il a également eu l'occasion d'observer une occultation du Soleil par Mercure (qui passe environ 13 fois par siècle devant notre étoile). La prochaine fois que ce phénomène se produira, ce sera le 13 novembre 2032 !

Au cours de ses voyages, il a visité le Sahara et a rencontré des Touaregs. Ils lui ont raconté que la constellation de la Grande Ourse, associée à une étoile du Bouvier, forme ce qu'ils appellent la constellation « du chameau », ou encore « er-en-talamnt ». Pour Marc Buonomo, nous avons échangé sur les trous noirs, il nous a expliqué qu’ils étaient liés à des équations mathématiques.

Dans le désert de Gobi, il est allé voir une éclipse avec des compagnons et a rencontré des habitants qui pensaient qu'ils allaient mourir pendant le phénomène. Pris de panique, ils s'étaient même habillés élégamment pour « mourir beaux » et refusaient d'aller chercher de l'eau. Marc leur a alors conseillé d'aller la chercher le lendemain s'ils étaient encore vivants... ce qu'ils ont fait le jour d'après ! !

Enfin, nous lui avons demandé s’il était bien payé pour son travail. Il nous a répondu, avec le sourire, que c’était « jamais assez » !

Les élèves de STIM